[SOUVENIRS] En 2004, j’ai joué à Breed (PC)

En ce beau printemps de l’an 2004 il s’apprêtait à sortir, lui, le jeu qui s’annonçait comme une véritable « bombe ». Le Quake-Like qui allait non plus vous laisser seul dans des univers infestés d’aliens, mais qui allait vous mettre à la tête d’une équipe de quatre personnages, tous jouables !! si, si, et ce n’était pas si courant à l’époque. Ce jeu annoncé en fanfare pendant des mois au préalable à grands coups de captures d’écran plus belles les unes que les autres … oui Breed allait être vaste, beau, jouable et tout et tout. Et puis il est sorti, je l’ai installé, j’y ai joué et … j’ai pleuré 😉

Annoncé depuis 2002 et ayant accumulé les retards au point de se demander si il allait un jour paraître, Breed circulait quand même régulièrement dans les discussions entre joueurs, car vraiment c’était prometteur. Comme indiqué plus haut vous commandiez une équipe de quatre soldats, chacun ayant sa particularité : mitrailleuse (le tank en gros), sniper, etc. du classique aujourd’hui, mais rare au début des années 2000. Vous pouviez piloter les véhicules trouvés lors des différentes missions, et ça aussi c’était peu fréquent. Les missions s’annonçaient longues, variées ; les environnements beaux et vastes. Bref sur le papier, tout ce qu’un amateur de Quake-Like pouvait attendre de fun … In fine, ce fut la déception la plus totale.

D’abord, oui le jeu était plutôt joli certes mais ce n’était pas non plus formidable, c’était vaste … mais vide (presque désertique) et monotone : « tiens une dune de sable, oh un palmier, un ennemi, une dune, un palmier … ». La variété des missions, moui moui : « tuez les vagues ennemies », « tuez les vagues ennemies (mais cette fois vous avez accès à une tourelle whouaou !) », « tuez les vagues ennemies ET activez un radar » … voilà voilà. Mais le pire est à venir : l’IA (Intelligence Artificielle), à la fois celle des ennemis ET celle de votre équipe. Les ennemis évitaient vos tirs avec un comportement très proche de la vivacité bien connue des escargots paraplégiques. A moins que ce ne fut un mode slow-motion intégré par les créateurs du jeu pour faire une blague, si au moins cela était un hommage à Max Payne premier du nom (Remedy – 2001) … mais non en fait, rien de tout ça.

La fameuse gestion de votre « team » ? Le désastre absolu !. Comme quoi ce qui était un gros argument devint vite le défaut majeur du jeu. D’abord vos coéquipiers ne servaient, en gros, à rien … rigoureusement à rien, si ce n’est juste servir d’extensions de poches pour transporter plus d’armes. Il aurait été plus simple dans ce cas de n’avoir qu’un seul personnage à la Doom ou Quake qui, pour le coup, avaient de la place dans leurs poches (super shotgun, pompe, tronçonneuse, pistolet, BFG, etc.). Dans les combats, ils participaient vigoureusement à l’effort commun en scrutant attentivement les mouches et autres coléoptères passant ci et là.

Rendons à César ce qui est à César, il faut par contre reconnaitre qu’ils étaient bien présents à vos côtés tout le temps (même quand vous leur donniez l’ordre d’attaquer), voire carrément physiquement SUR vous … bref à défaut, ils pouvaient éventuellement servir de boucliers humains. Enfin et surtout, ils montraient une réactivité proche d’une huitre handicapée et une vivacité d’esprit largement empruntée aux êtres mono cellulaires. Par exemple (et votre serviteur n’est pas le seul à en croire le test de l’époque sur jeuxvideo.com), lorsque vous vous approchiez d’une falaise vos pots de colle … tombaient, oui chutaient lamentablement tout droit … plouf !

Nous aurions pu appeler ce petit texte, « Histoire d’une (profonde) déception », mais nous réservons ce titre à l’article que nous consacrerons à Duke Nukem Forever, qui tout comme Breed fait partie de ces jeux marquants … mais pas vraiment pour de bonnes raisons. Ah si, j’oubliais LA grosse innovation du jeu (pour cette époque) … dans Breed vous pouviez voir vos pieds en regardant vers le bas, chouette non ?

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