[SOUVENIRS] En 2000, j’ai joué à Virtua Tennis

Je vais vous conter l’histoire (véridique) du jeu qui m’a le plus haï de toute ma longue vie de joueur et pourtant il y en a eu beaucoup qui m’en ont voulu, mais jamais à ce point. En 1999 apparaissait sur machines d’arcade d’abord puis en 2000 sur Dreamcast, le légendaire Virtua Tennis de Sega. Jeu de tennis en mode arcade il est surtout resté dans les mémoires pour sa beauté et la présence de joueurs célèbres.

Master, portait déjà sa bien son nom.
Master, portait déjà bien son nom.

Fan du titre, j’ai fini par me le procurer sur PC (à l’époque j’étais un PCiste pur et dur) et avec ma manette Cobra de Logitech je me suis éclaté pendant des soirées complètes sur le tournoi mondial qui avait pour objectif de gravir le classement en partant de la 300è place.  Fier de notre frenchie de l’époque, je prenais bien sûr un Cédric Pioline au meilleur de sa forme. A la force de grands coups droits, services max et d’amortis réguliers, j’atteignais enfin les premières marches et c’était dans ces eaux là que vous débloquiez les fameux personnages cachés. Ces derniers étaient l’aboutissement et la récompense ultime.

Master, le premier très reconnaissable à ses manches tricolores, était en fait votre entraîneur tout au long du tournoi mondial et m’avait donné déjà pas mal de fil à retordre pour en arriver à bout. Ceci d’autant plus que si ma mémoire est bonne, les derniers matchs du jeu se déroulaient en conditions réelles, soit 5 sets. Transpirant et les mains tremblotantes, arrivait sous mes yeux hagards enfin la consécration … rencontrer le dernier personnage du jeu : King. Avec son polo rouge, King était un peu le joueur génétiquement modifié : puissance de Boris Becker, taille de Lendl et service d’Invanisevic, tout ça sans le fun d’un Agassi. Mais peu importe, fort de sa longue expérience, mon Cédric (cocorico) allait n’en faire qu’une bouchée.

Si je croise son sosie un jour dans la rue, je ne réponds de rien.
Si je croise son sosie je ne réponds plus de rien.

Bon … de nombreuses « bouchées » ratées plus tard se profila LE soir où j’allais enfin dégommer ce « King » de pacotille. 1h12 du matin, chaud bouillant, prenant eau et banane à chaque pause, les jeux et sets s’enchaînaient : 7-5, 4-6, 6-4, 5-3 service à suivre pour moi. La sueur au front, le dernier jeu commence, et hop un ace … 15-0. Service canon, retour, lob … 30-0. Service loupé, 30-15. Service parfait, 40-15 mais, mais « c’est la balle de match !!!!! ». Et là, comme ça d’un coup, un peu à la manière d’un Dieu de la raison désireux de vous rappeler : « demain tu travailles » … le PC à planté !!!. Non, il ne pouvait pas planter au début de la partie ou même à l’écran de démarrage … non à LA balle de match. Inutile de préciser je pense, qu’en vrac mon PC ne plantait JAMAIS, le jeu non plus, que mes hurlements doivent être encore gravés dans la mémoire de mes voisins, et … que je n’ai PLUS JAMAIS joué au premier opus de Virtua Tennis. Et pourtant, il était « diablement » bien ce jeu 😉

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