[SOUVENIRS] En 1998, j’ai joué à Lula : The Sexy Empire

A l’heure où même le gouvernement français s’empare du débat sur le sexisme dans le jeu vidéo, nous faisons le choix de vous reparler d’un titre qui a marqué les esprits (surtout des adolescents hommes) à la fin des années 90. Il fut une époque où, plus ou moins anonymes, les jeux vidéo dits « coquins » sortaient en cachette sur consoles 8-bits, notamment sur la NES (Peek a Boo, Hot Slots, Puzzle Bath Babes). Mais à l’image de la démocratisation de la violence via les chaînes de news, séries TV, ou films ; le sexe lui aussi s’affiche désormais plus librement, même dans des titres qui au prime abord n’ont pas grand-chose à voir : God of War III (Kratos & Aphrodite) ou encore The Witcher III – Wild Hunt qui contiendrait parait-il près de 60 heures de scènes à caractère sexuel.

Il y a 20 ans, les genres ne se mélangeaient pas (ou peu), ainsi lorsque son arrivée fut annoncée sur le marché, Lula : The Sexy Empire connut une immédiate levée de boucliers. A ce titre, il fut interdit dans un certain nombre d’états américains et en Europe, bien qu’officiellement non interdit, il était difficile de se le procurer. Comme tout joueur de cette époque disposant du jeu en question, c’est avec une sensation savoureuse de braver l’ordre que nous nous lançâmes dans le titre pour finalement constater qu’il s’agissait avant tout d’un jeu de stratégie bourré d’humour.

Le design cartoon-esque, un peu sur le mode Leisure Suit Larry, réduisait à néant toute éventuelle notion de pornographie pure et dure tout en donnant un aspect comique aux personnages ou aux situations. Le jeu lui-même était bâti avec humour, vous mettant dans la peau d’un voyou en cavale qui va se lancer dans le monde de l’érotique un peu malgré lui et qui pour cela devra partir du bas de l’échelle. Soit, commencer en prenant des photos de charme, initialement à des fins de chantage, dans des motels minables en espérant décrocher la timbale. Puis dans les étapes suivantes, monter votre premier film porno avant de devenir le propriétaire d’un vaste empire médiatique consacré au sexe. Toute cette aventure en compagnie de bimbos plus rebondies les unes que les autres dont la mythique Lula, la Jessica Rabbit version guêpière et cuissardes.

Au final, Lula : The Sexy Empire est bien sûr un jeu que vous ne pourrez pas partager avec vos enfants demain, mais pour ceux qui n’y auraient pas joué, si vous en avez l’occasion essayez-le. Non pas que ce soit un chef d’œuvre de la stratégie, mais il fait un peu office de témoin d’une époque … d’autant plus lorsque l’on voit l’évolution du monde vidéo-ludique depuis sa sortie.

A noter que Lula, malgré les réticences affichées lors de sa naissance, a néanmoins connue la célébrité dans d’autres titres par la suite : Lula inside, Lula Pinball, Lula Strip Poker, Wet Attack : The Empire cums back, Lula 3D ou encore Lula Online.

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