[SOUVENIRS] En 1997, j’ai joué à Diablo

Peu de temps après être sorti de Blood Omen : Legacy of Kain (auquel je voue toujours un culte nostalgique), mon meilleur ami cherchait un titre intéressant sur lequel laisser filer nos nuits de jeunes adultes. Il se rendit donc dans la chaîne de référence de l’époque : Score Games, et là, par un heureux hasard il trouva un vendeur zélé ayant compris que Nosgoth nous avait fasciné et qui lui proposa une nouveauté prometteuse : Diablo. A compter de ce moment, j’allais vivre une expérience unique sans me douter un seul instant que les quelques sous dépensés allaient soutenir le démarrage d’une saga devenue mythique. Bien sûr je connaissais plus ou moins les premières réalisations de Blizzard : The Lost Vikings (1992), Warcraft (1994) et sa première suite en 1995. Mais pour autant à cette époque, le concept de suivre avec attention tel ou tel éditeur comme il est de coutume aujourd’hui n’était pas aussi répandu. Ceci d’autant plus que l’écho donné au jeu vidéo en général n’était pas non plus aussi vaste que de nos jours. Aussi, c’est sans références réelles que nous allions découvrir Deckard Cain (oui encore un mais sans K), Tristram et pénétrer dans sa célèbre cathédrale.

Premier bluff, qui fait d’ailleurs presqu’office de carte de visite chez Blizzard : la cinématique d’introduction (ci-dessous). Magnifique pour l’époque, elle donnait immédiatement le ton de l’aventure que nous allions entamer … sombre, ésotérique et héroïque. Seconde claque, le mélange des genres Action/RPG existait déjà certes, mais jamais porté à ce niveau il y a 20 ans. Enfin, le « loot » colossal que nous appelions « objets », « récompenses », bref à peu près tout sauf le terme anglophone généralement utilisé aujourd’hui. C’était d’ailleurs déconcertant au début du jeu, car il y avait tant d’objets, armes, armures ou autres qui s’échappaient des corps éviscérés de nos ennemis qu’on ne savait plus très bien quoi ramasser ou équiper.

Une fois le réflexe pris de « perdre » x temps à scruter le sol et l’inventaire en quête de points supérieurs, nous descendions lentement dans les entrailles labyrinthiques de la cathédrale damnée pour y rencontrer un bestiaire de plus en plus vaste et des décors d’une folle gaité. De mémoire, tout en l’ayant atteint je ne crois pas que nous ayons réussi à vaincre Diablo lui-même à cette époque ; chose faite depuis lors. Il me semble d’ailleurs que le « boss » qui m’ait plus marqué est « le Boucher », probablement parce que c’était le premier du jeu et que son niveau tout comme son aspect physique invitait à la tendresse. Enfin, je me souviens bien de cette musique d’ambiance dissonante, sombre et mélancolique qui vous accompagnait tout au long de l’aventure.

Tout ça c’était il y a juste 20 ans (sorti en janvier 1997), depuis lors sont passés Hellfire, Diablo II (aïe que de nuits blanches), Lord of Destruction, Diablo III et Reaper of Souls. Pour fêter cela d’ailleurs, Blizzard devrait publier d’ici peu une mise à jour (2.4.3) sur Diablo III proposant l’intégralité du premier opus mais avec les graphismes actuels et hélas pour une durée limitée (voir vidéo ci-dessous) … OlderPlayers, vous savez ce qui vous reste à faire en ce mois de janvier 😉

MAJ : l'update 2.4.3 est disponible depuis ce matin et propose donc l'aventure de Diablo 
premier du nom sous l'appellation "l'âge sombre de Tristram" ...

Laisser un commentaire