[SOUVENIRS] En 1996, j’ai joué à Blood Omen : Legacy of Kain (PS, PC)

Un jour pluvieux de novembre 1996 marqua à jamais notre vie d’Older Player. Flânant dans les linéaires du Score-Games (RIP) du coin, il apparut là, devant nous sous un stop rayon à l’effigie de Scory (le petit dragon mascotte de la chaîne de magasin) … Blood Omen : Legacy of Kain (Silicon Knights/Crystal Dynamics). Sans trop savoir à quoi s’attendre, nous plaçâmes la mystérieuse galette dans la Playstation (la première) et, révélation, une cinématique à tomber par terre s’afficha sous nos yeux ébahis. Passé ce premier émoi, seconde surprise après 5 minutes de jeux, en sortant benoîtement notre personnage d’une taverne, nous mourrions … pour renaitre une autre cinématique plus tard sous la forme d’un vampire avide de vengeance.

Le ton était donné, dès lors de longues heures de jeu durant nous allions arpenter les terres de Nosgoth en quête de sang frais et surtout des neufs gardiens des piliers, histoire de leur expliquer tout le bien que nous pensions de notre nouvelle condition. Sans dévoiler trop l’intrigue à ceux qui n’auraient pas encore eu la chance d’y jouer, Blood Omen fut probablement l’un de jeux les plus aboutis qui soit. En premier lieu, son gameplay (nous disions « jouabililité » à cette époque) simple et dynamique qui prenait ses inspirations à la fois dans le hack n’slash ou le RPG et ce, quelques mois avant l’avènement de Diablo (Blizzard – 1997). Le jeu était en vue plongeante à la manière d’un Zelda : a Link to the past (Super Nintendo – 1991), les environnements étaient sombres, vastes, variés et très beaux. A noter qu’en tant que vampire, vous aviez la possibilité de vous métamorphoser en chauve-souris pour vous déplacer sur la carte ou en loup pour combattre, la première donnant d’ailleurs lieu à des cinématiques de vol splendides (souvenez-vous de la séquence d’arrivée sur le château de Nupraptor).

Mais le plus marquant dans Blood Omen était de loin sa narration. Votre aventure se déroulait au son des monologues en voix-off de Kain qui donnait la sensation de vous raconter son histoire, comme si vous jouiez des événements passés (d’ailleurs …). La tonalité grave et monotone de la voix contribuait fortement à l’immersion du joueur (doublage VF très réussi). En outre, le scénario complexe et très prenant vous poussait à toujours avancer au gré de rebondissements spectaculaires, rencontres ou même voyages dans le temps. Dernier élément central de Blood Omen : les musiques. Sombres bien sûr, elles illustraient parfaitement l’univers gothique et noir dans lequel Kain évoluait.

Blood Omen : Legacy of Kain est le point de départ de la saga bien connue qui compte pour le moment 5 jeux (6 en comptant le MMO Nosgoth) et 3 projets annulés hélas. Inégaux et parfois un peu brouillons dans le déroulement chronologique, l’ensemble des jeux reste de bonne facture. Toutefois, malgré un excellent (Ahhh les musiques de Kurt Harland !) Soul Reaver en 1999 sur Playsation, PC et Dreamcast aucun titre n’eut la profondeur de leur aîné. Puisqu’il fêtera bientôt ses 20 ans (eh oui déjà !), si vous n’avez jamais joué à Blood Omen, c’est le moment de découvrir les origines d’une saga mythique. Pour les autres, c’est le moment de ressortir consoles ou boites PC cartonnées …

Et vous, y aviez-vous joué ?

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