[SOUVENIRS] En 1992, j’ai joué à Alone in the Dark

C’était il y a 25 ans tout juste, l’époque des disquettes 3’½, des grosses boites en carton et des livrets imprimés. Doté de mon premier vrai PC, un IBM 486 DX-33 s’il vous plaît, j’allais vivre de fait ma première grande expérience de jeu d’aventure … 3D d’abord et immersive surtout. Pour les OlderPlayers que nous sommes, en ce temps nous baignions totalement dans la guéguerre Super Nintendo vs « Sega … c’est plus fort que toi » générant pro et anti, tenants de Street Fighter II ou d’Altered Beast. Nous étions aussi à l’orée du clivage, toujours persistant aujourd’hui, PCistes vs Consoleux d’autant plus au moment où la 3D faisait ses débuts.

Derceto un endroit riant …

Créé par Frédérick Raynal (Little Big Adventure, 2Dark) en association avec Infogrames (oui je sais ça ne rajeunit personne), le tout premier volet de ce qui allait devenir une saga mythique était à la fois inspiré des œuvres de H.P Lovecraft (Démons et Merveilles) mais aussi fortement d’un « livre dont vous êtes le héros » de la série « Défis fantastiques » qui m’avait marqué au milieu des années 80 : Le Manoir de l’Enfer  (Steve Jackson – 1984). L’intrigue ? Découvrir les raisons du suicide du propriétaire d’un riche manoir en Louisiane. Très en avance, dans AitD vous pouviez choisir d’incarner Edward Carnby, détective de son état, ou Emily la nièce du défunt. Dans les deux cas votre quête allait vous mener à découvrir un secret maléfique enfoui dans les tréfonds de Derceto (le manoir), ceci à grand coup de recherche, énigmes et combats. A noter d’ailleurs que les concepteurs vous compliquaient un peu la tâche avec des angles de caméra volontairement peu avantageux.

Ah les combats au clavier … y’a que ça de vrai !

Véritable prouesse technique pour le début des années 90, le jeu était très beau, long (et ce n’était pas fréquent), scénarisé et doté d’une ambiance incroyable. Je me souviens avoir sursauté à quelques reprises (4 ans avant les chiens de Resident Evil) ou être littéralement envouté par une musique sombre et parfois dissonante, mention spéciale à la marche funéraire (si souvent entendue) en cas d’échec d’ailleurs. Ceci sans oublier les grincements de porte, les rires noirs, cris ou autres surprises qui jonchaient les couloirs du manoir hanté au point de vous faire hésiter avant de changer de pièce.

Plus de deux décennies après sa parution, Alone in the Dark reste un monument du jeu vidéo, il a créé le « Survival Horror », genre dont on ne compte plus les licences aujourd’hui. Avec ce nom, Frédérick Raynal est lui aussi entré dans la légende du monde vidéo ludique aux côtés de Sid Meier, Jordan Mechner ou Eric Chahi pour ne citer qu’eux. La saga originale Alone in the Dark s’est achevée en 1994 avec la sortie du troisième opus qui se déroulait dans la ville de Slaughter Gulch. Depuis lors, Edward Carnby est réapparu de temps à autres : en 2001 (The new nightmare), 2008 et 2015 (Illumination), toutefois du point de vue du vieux fan que je suis … sans jamais égaler l’original puisque empruntant un peu trop aux autres licences nées après lui. Enfin, je vous ferai grâce des adaptation diverses et variées engendrées par cette saga, notamment en BD (Vents d’Ouest – 1994) ou au cinéma en 2005 avec Christian Slater (si, si) sous la direction de Uwe Boll … tout est dit 😉

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