[NEWS] A propos de The Last Guardian

A l’instar de ce qui existe dans les autres univers, le jeu vidéo a lui aussi ses Arlésiennes (si chères à Alphonse Daudet) … qui finissent quand même par apparaitre. A titre d’illustration pour les Older Players que nous sommes, des titres comme l’excellent Heart of Darkness (Eric Chahi – 1992 à 1998) ou le douloureux Duke Nukem Forever (3D Realms/Gearbox – 1997 à 2011) raisonnent encore. The Last Guardian, annoncé à grand renforts de visuels ou de vidéo de gameplay depuis 2009 fait partie de ces jeux auxquels on ne croyait plus. Porté par Japan Studio, The Last Guardian était initialement prévu pour la PS3, mais logiques technique et commerciale obligent, l’arrivée prochaine de la PS4 en 2013 allait décaler (largement) sa sortie. Plusieurs E3 et messages de Sony « non, le projet n’est pas tombé aux oubliettes, le jeu sortira » plus tard, en ce froid matin du 6 décembre 2016, il est entre nos mains.

Vous voyez ce que je veux dire par « sobre » ?

Pour l’anecdote, avant même l’insertion du Blu-ray dans la console quelque chose nous saute aux yeux. La jaquette (oui, je l’ai en boite) reprenant le fameux visuel mettant en scène l’enfant et ce qui ressemble plus ou moins à une chimère (nommé/e Trico en réalité) semble incroyablement « rétro ». Un peu à l’image des premiers DVD, un large bord noir (et non un liseré) englobe l’ensemble de la jaquette. Idem, le dos est très sobre … out donc les slogans qui tâchent du type « meilleur jeu de la terre » ou soi-disant extraits d’articles de presse « c’est génial », etc. Non là, seulement quatre visuels et une seule phrase peu accrocheuse. Un côté rétro/kitsch renforcé par une police de caractères, assez proche de la célèbre Times New Roman si répandue à l’époque de nos pages web personnelles des années 90.

Après avoir inséré le disque dans la console, cette première sensation de sobriété extrême et assumée s’affirme clairement dans le jeu lui-même, menus rachitiques et interface in-game inexistante. Ceci pour laisser un espace total à l’aventure qui lie le jeune garçon et Trico. Après quelques heures (le jeu est assez court), le titre est plus proche d’un conte interactif qu’autre chose. Placé en dehors du temps, puisque visuellement il n’est pas dans la course technique, le jeu est néanmoins prenant et pousse le joueur à vouloir comprendre. Dernier point, bien que n’aimant pas du tout les « tests » pour leur préférer des « essais », je les lis quand même et j’avoue que les reproches faits à Trico me semblent péremptoires. En effet, oui cette chimère ne réagit pas au quart de tour (préférant vaguer ou se gratter) mais comment affirmer que c’est un problème de  réalisation plutôt qu’une volonté des créateurs ? Ceux qui ont des animaux de compagnie savent à quel point il est « facile » de les faire obéir quand ils ne veulent pas (*) … « on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif » comme disait l’autre.

(*) NB. C’est parfois aussi valable avec les enfants … « you know what I mean » 😉

 

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