[HUMEUR] MacGyver 2016, qui veut la peau de nos souvenirs ?

Il y eut les refontes, puis les « remake » et maintenant les « reboot ». Que ce soit dans le cinéma (depuis longtemps déjà), dans le jeu vidéo (c’est en plein boom) et aussi dans les séries. Une fois n’est pas coutume, c’est de ce dernier point dont nous allons parler. Fort du rythme effréné de nos vies quotidiennes et connectées où le temps « se compte », les séries connaissent une véritable explosion depuis une vingtaine d’années environ.

MacGyver contre MacGaïveuur (avec une petite re-pompe de la jaquette de Just Cause)
MacGyver contre MacGaïveuur (avec une petite re-pompe de la jaquette de Just Cause)

En matière de budget déjà, que ce soit Game of Thrones, The Walking Dead ou plus récemment Westword, les montants financiers n’ont plus rien à envier au cinéma. En terme d’acteurs, si il y a 25 ans la présence d’un « vrai » acteur dans une série était exceptionnel voire honteux, aujourd’hui donner un premier rôle à Sean Bean ou Anthony Hopkins n’a plus rien de surprenant. Tout cela agrémenté de scénarios originaux (ou adaptés) capables de nous tenir en haleine pendant plusieurs saisons.

Avant ... avec les Ray-Ban Abiator ça le faisait !
Avant … avec les Ray-Ban Aviator ça le faisait !

Mais au milieu de tout cela, allez savoir pourquoi, mode du reboot, nostalgie ou revival 80’s … sortent de nouvelles versions de nos séries d’ado. Nous avions eu droit à une douloureuse saison de K2000 (2008) avec le « caméo » bien prévisible d’un Michael Knight tout juste sorti de cure de désintox et maintenant nous avons la joie d’accueillir MacGyver à la sauce teenager. A l’issue du début de cette première saison … que dire ? Hum, eh bien c’est à peu près aussi réussi que le dernier Ghostbusters. En gros, c’est nul et loin … si loin de ce qui faisait le charme de la série de 1985. Alors oui, MacGyver fabrique toujours un lance-roquettes avec des cure-dents et un trombone, sauf que maintenant en plus de vous expliquer on vous affiche l’équation (au cas où nous serions sourds ou totalement débiles), ceci sous forme d’inserts à l’écran : colle UHU + porte-clé = grappin.

Côté acteurs, nous avons droit à la crème des « comédiens » sans expressions et sans engagement. Lucas Till … il est gentil le jeune MacGyver … sauf que notre héros de jeunesse avait un vécu, un passé et une gueule : Richard Dean Anderson (eh oui, il avait 35 ans). En effet, sans faire office de baroudeur façon Hannibal (The A-Team), notre MacGyver inspirait mystère ou respect sans ressembler au premier de la classe, eh bien là si !. Cet Angus là, c’est un peu comme faire un Rambo avec Sim (RIP).

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Après … Bon ben, tout est dit !

Ses acolytes ? Dalton est bien là, sauf que c’est Georges Eads (Les experts) la caution comique … qu’il incarne avec autant de bonhommie et de naturel qu’un Nosferatu de Max Schreck (1922). Pete Thornton (le regretté Dana Elcar) se voit remplacé par une femme incarnée par Sandrine Holt (House of Cards, Hostages) … trans-pa-rente. Enfin, deux faire-valoir inutiles : la hackeuse sûre d’elle et qui parle un langage informatique faussement complexe bourré d’abréviations qui n’ont en plus aucun rapport entre elles (bref on prend les spectateurs pour des néophytes ou des c**s) et le copain étudiant de MacGyver … il est là, bon OK.

Nous vous ferons grâce de l’histoire ridiculement prévisible et des méchants aussi charismatiques qu’un groupe d’escargots anémiques. Au regard de ce petit billet d’humeur, à vous de choisir : regarder MacGyver en réalisant que vous être franchement masochiste, sinon … fuir 😉

P.S. Vous avez vu ce MacGaïveuur version 2016 ? Vous en pensez  quoi ?

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