[HUMEUR] God Of War : C’est pour ça que j’aime les jeux vidéo !

Cela fait maintenant plusieurs semaines que God of War est sorti (20/04) et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il aura fait beaucoup de bruit. Que ce soit ses notes lors des tests (avec plusieurs 20/20) ou ses chiffres de vente qui l’ont classé en tête des palmarès pendant un bon moment, il est indéniable que ce titre tant attendu par nombre d’entre nous est un vrai chef d’œuvre. Toutefois non je ne dirai pas une énième fois que c’est beau, long, etc. … non je dirai ici pourquoi avec ce jeu j’ai retrouvé quelque chose un peu oublié.

God of War, c’est avant tout une saga construite, réfléchie et (très) narrative sans omettre bien sûr un héros charismatique, devenu une icône du jeu vidéo au même titre que Mario, Sonic ou Lara Croft : Kratos (NDLR : Force en Grec). Dans l’absolu, cela pourrait paraître antinomique car nous parlions bien d’un jeu d’action classé parmi les plus « bourrins » qui soient et pourtant. Ce dernier opus (en date, car d’autres suivront à n’en pas douter) sans perdre son essence brutale contrebalance sa violence par une histoire aussi riche qu’auparavant mais privilégiant non plus des sentiments de vengeance ou rage, mais plutôt la filiation et l’échange. Un pseudo-risque pris par Santa Monica, mais in fine payant car ils n’ont pas oublié que les fans de la première heure du Fantôme de Sparte ont au moins 30 ans et probablement beaucoup plus (d’ailleurs nous parlons d’une licence PEGI 18.), donc plus prompts à comprendre la relation père/fils qui se construit au fil de l’aventure.

En outre, le succès de God of War de mon point de vue est bien sûr lié à la qualité générale du jeu mais aussi à sa capacité à avoir attiré son public historique tout en lui apportant ce qu’il attend d’un jeu vidéo. J’entends par-là que cet opus incarne ce pourquoi nous jouons aux jeux vidéo, au même titre qu’un bon livre ou film : il transporte, il diverti, il détend (pas toujours, dixit Sigrun) et surtout il commence et s’arrête. Ca parait bête, mais oui il a un début, une fin … ce qui dans le marché actuel n’est pas si répandu que cela. En effet, entre DLC à tout va et autres ajouts/compléments souvent payants nous avons fini par ne plus bien savoir si l’aventure est belle est bien terminée ou si nous devrons attendre quelques mois pour en avoir une nouvelle partie, même si décorrélée de la trame principale. D’ailleurs, j’en veux pour preuve à la fois les réactions des joueurs une fois la fin atteinte, et notamment le fait que certains royaumes ne soient jamais accessibles dans le titre … c’est presque devenu Pavlov-ien tant nous avons perdu l’habitude 😉

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