[DELAY PLAY] Schein

Dans la vie des joueurs, il y a les licences dites AAA (triple A) issues des mastodontes de l’industrie comme Activision, Ubisoft, Square Enix ou EA pour ne citer qu’eux. Mais il y a aussi, de très nombreux éditeurs ou studios de moyenne ou petite taille, souvent regroupés (parfois à tort) dans ce que l’on nomme la scène indé(pendante). Loin des gros titres phares ultra répandus comme Doom, Call of Duty ou les Sims, ces « petits » acteurs sont souvent à l’origine de modes de jeux franchement novateurs et aussi de véritables « pépites ». Sorti en 2014, le jeu Schein (prononcez Shine) a été créé par les Allemands de Zeppelin Studio et depuis distribué par l’éditeur Canadien Meridian 4. J’avais beaucoup lu de critiques dithyrambiques et avait eu vent des nombreux prix (près d’une quinzaine) que le titre avait reçu internationalement, mais fidèle à notre credo d’essayer les jeux que nous commercialisons ce n’est que lors d’un récent accord de distribution avec l’éditeur que j’ai eu l’occasion de m’y atteler.

Jongler et jouer avec les tonalités (y compris mélangées) est indispensable pour progresser.

Partant d’un postulat triste : un père en quête de son fils disparu dans une pseudo forêt sombre et glauque, Schein se présente sous la forme d’un jeu de plates-formes classique en 2D (très belle 2D devrais-je dire). Sauf que, l’aventure ne se cantonne pas à sauter d’un rebord à une branche pour éviter la chute, non loin de là. Rapidement, le joueur se voit accompagné (vocalement du moins) par un esprit ou approchant qui lui donnera accès à des lanternes de couleur : une verte, une rouge. La verte égayant l’environnement alentour, la rouge montrant les aspects les plus sombres mais dans les deux cas leur utilisation révèle des chemins ou mécanismes permettant la progression du joueur. Doté de ces « pouvoirs lumineux », le père incarné avance mais à la condition de jouer, voire littéralement jongler intelligemment avec les différents tonalités de couleur pour franchir un obstacle ou passer d’une plate-forme à une autre. Féerique et sombre, Schein pousse à avancer mais met les nerfs et surtout la dextérité du joueur à très, très rude épreuve. Il n’est en effet pas rare de devoir jouer avec un timing bien précis pour ne pas tomber dans les limbes des marécages environnants du type : saut vers le vide + lanterne verte pour afficher la plate-forme atterrissage + changement rapide de couleur pour activer le mécanisme invisible qui évite à la plate-forme de couler dans l’eau … bref, des séquences où les pianistes ont un réel avantage.

Alors oui, Schein est un jeu dur (en tout cas de mon humble point de vue) et exigeant pour les réflexes mais c’est en même temps un vrai plaisir de pénétrer dans cette forêt sombre, affronter ses boss, jouer avec les lumières et voir le dénouement de cette aventure vidéo-ludique originale. Intemporel de par sa technique, son graphisme et son gameplay il n’est jamais trop tard pour découvrir un vrai beau titre.

Si vous souhaitez un aperçu du jeu, voici les 15 premières minutes enregistrées par nos soins :

Schein est disponible en téléchargement sur OlderPlayer.com

Laisser un commentaire