[DELAY PLAY] Mafia III

Nous avons connu ces derniers temps des jeux qui n’ont pas eu un démarrage facile, ce qui leur valut généralement un accueil mitigé pour ne pas dire pire. Sortie précipitée pour telle période propice ou en prévision d’une concurrence à venir, Batman Arkham Knight (version PC), Quantum Break (PC également) ont été quelques exemples de ces titres sortis probablement trop tôt. Parmi eux, on compte Mafia III qui souffrait de nombreux bugs et problèmes d’affichage lors de sa parution en octobre dernier. L’ayant commandé day-one mais manquant de temps pour y jouer, je m’y suis donc mis en ce début d’année. X Go ou Mo de mises à jour plus tard, finalement je me suis retrouvé face à un jeu sans problèmes majeurs ou bugs visibles et handicapants.

« Moche » ou « faiblard » ai-je lu … franchement, certains endroits sont superbes !

Pourquoi parler de Mafia III maintenant ? D’abord parce que ce titre fait partie d’une saga généralement reconnue dans l’univers vidéo-ludique depuis 2002, notamment pour sa qualité d’écriture. Avec une trame principale prenante, ce troisième opus illustre parfaitement ce que « scénario » veut dire dans le domaine du jeu vidéo. Intelligemment mené et mise en relief par des séquences flashback ou postérieures aux événements du jeu, l’aventure du voyou, truand ou mafieux (cochez la case de ce vous préférerez) que vous incarnez n’a rien à envier à certains grands films de mafiosi. Le héros charismatique, Lincoln Clay (aucun lien avec Cassius), vétéran du Vietnam revient dans sa ville New-Bordeaux où il retrouve amis, petites frappes et racisme ordinaire. Pourquoi ? Lincoln est noir, la ville est contrôlée par la mafia, nous sommes en 1968 et l’action prend place en Lousiane … bref tout concours à ce que son retour soit joyeux. Pour couronner le tout, sa pseudo-vie retrouvée va vite basculer et l’entraîner dans une quête infernale ou se mêleront gros bonnets, trafics en tous genres (drogue, voiture, armes, etc.) et beaucoup, mais alors beaucoup, de cadavres. Ces derniers ont des noms mais par contre Lincoln ne se soucie à aucun moment de leur couleur de peau, rang social ou de leurs « métiers ». Dans cette longue quête, le titre amène le joueur à recruter des alliés et à jongler finement entre la répartition des territoires pour à la fois gagner leur confiance, éviter de se les mettre à dos et accessoirement obtenir des bonus pour Lincoln (argent, armes, skins, etc.).

Pour ma part j’avais opté pour la tenue classique de la Mafia inclus dans le bonus de pré-commande « Détente en famille »

Le jeu lui-même se présente sous la forme d’un assez vaste open world, dont la moitié est constituée du Bayou où règnent marécages, carcasses de voitures, trafics discrets et alligators bien sûr. Tout joueur reconnaitra vite la Nouvelle-Orléans, notamment dans la partie de la carte constituée par le Quartier Français, haut lieu des maisons de passe notamment (ça doit être la French touch que nous exportons). J’ai lu ci et là des critiques assez nettes, disant Mafia III « faiblard » techniquement … j’avoue que pour ma part le jeu m’a paru très beau, fluide et doté d’effets parfois saisissants (la pluie notamment), d’où mon étonnement. Le déroulement du jeu est long, il faut bien 20 heures pour connaître le futur de la ville et du héros, voire beaucoup plus pour vraiment « tout » faire. Enfin, mention spéciale à la bande son so 60’s qui vous accompagne tout au long de l’aventure, jugez plutôt : The Rolling Stones, Elvis Presley, Question Mark & The Mysterians ou Johnny Cash pour ce citer qu’eux. J’avoue que se préparer à une fusillade sur Born to be Wild de Steppenwolf « ça le fait » quand même ;-). Bref, tout cela pour dire que malgré un démarrage difficile certes et largement commenté, Mafia III mérite une seconde chance et reste un jeu à découvrir sans hésiter.

Pour ceux qui veulent voir le titre en action, voici une petite session d’une heure environ que nous avions publié dès la sortie du jeu (qualité moyenne).

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