[DELAY PLAY] Firewatch

Paru il y a environ un an, en février 2016 pour être précis, j’ai beaucoup entendu parler de Firewatch. Premier titre du studio Campo Santo de San Francisco, le jeu est probablement l’une des expériences les plus étonnantes qu’il m’ait été donné de jouer ces dernières années. Passons tout de suite sur la partie technique : le jeu est beau, très beau même et bénéficie de cette patte propre à nombre de jeux développés sous Unity qui parait mixer 3D classique et cell-shading cartoonesque qui peut rappeler un peu le design de The Witness (01/2016) de Jonathan Blow. Firewatch se joue en vue FPS mais sans le S de Shooter puisque vous n’utilisez pas d’armes en tant quel telles mais interagissez avec votre environnement (escalader, descendre en rappel, etc.). Jusque-là un mode de jeu relativement classique.

La radio seul et unique lien avec la civilisation.

Ce qui différencie vraiment Firewatch de nombre de jeux, c’est sa narration. Sans spoils, résumons en disant que vous incarnez Henry, un quadra dont la vie personnelle est chaotique voire dramatique et qui, le temps d’un été décide de se couper du monde en acceptant un job de garde forestier. Seul au milieu d’un immense parc naturel, Henry n’a d’interaction humaine qu’avec Delilah (sa patronne) via une radio. Envoyé par Delilah de jour comme de nuit dans la forêt pour traquer campeurs, déchets ou feux d’artifices, Henry noue au fur à mesure des jours une vraie relation avec son interlocutrice. Pour ce faire, un travail remarquable a été fait sur les dialogues, les choix que vous faites dans vos réponses et les sentiments qui s’en dégagent.

Carte et boussole, seuls moyens de s’orienter.

Aussi, vous l’aurez compris le jeu ne privilégie pas du tout l’action, même si une énigme vous poussera à enquêter, la trame réelle du titre est uniquement liée aux échanges entre Henry et Delilah. Idem, Campo Santo de mon point de vue a peut être réalisé avec ce titre l’un des rares jeux vidéo réellement « mature ». Non pas « Mature » au sens ESRB ou PEGI qui est lié à la violence des titres 16+ ou 18+ mais bien un jeu où les adultes sont les plus susceptibles de comprendre les personnages et la relation qui se créée au fil du temps. OlderPlayers, c’est donc clairement à nous que s’adresse Firewatch et croyez-moi, il serait dommage de ne pas trouver quelques heures (le jeu est assez court) pour « vivre » ce jeu vidéo vraiment original.

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