[DECRYPTAGE] Jeu vidéo et Hard Rock, une vieille histoire d’amour.

Qu’il soit Heavy, Death, Black ou Trash, le Metal est un vieux compagnon de route du jeu vidéo. Abondamment utilisé comme support audio dans les jeux ou bandes annonces (trailers) de FPS tels Call of Duty (Infinity Ward/Activision) ou Doom (id Software/Bethesda), le Hard Rock et ses guitares saturées illustre parfaitement la nervosité et le côté explosif de l’action. Toutefois, il est aussi source d’inspiration pour des jeux eux-mêmes. En effet, sur ces  dernières années nous pouvons compter un certain nombre de titres exclusivement centrés sur ce genre musical et son univers. Initialement, le Hard Rock se veut plutôt viril, violent (du moins dans la forme), rebelle et souvent sombre. Prenant généralement racine soit dans des récits mythiques, soit dans les aspects les moins gais de la société : la mort, les couleurs de deuil, le mal, le diable, etc. bref un écosystème complet pour trouver inspiration visuelle et thèmes scénaristiques. En complément, le monde du Hard Rock compte quelques noms légendaires comme Iron Maiden, Motörhead ou encore Black Sabbath. Le choix de ces noms ne doit rien au hasard, car à un moment ceux-ci se sont retrouvés d’une manière ou d’une autre dans le monde vidéo-ludique. Quelques exemples :

Kiss Psycho Circus (2000/2001 – PC/DC)

Difficile de prétendre ne pas connaître le groupe Kiss : ses membres maquillés de noir et de blanc, ses tubes comme « I was made for lovin’ you » (1979) ou « God of Thunder » (1976) sans compter la longue langue rose de son mythique bassiste : Gene Simmons. En référence à l’album éponyme sorti en 1998 (18è du groupe), l’éditeur Take Two publia le jeu « Kiss Psycho Circus – The Nightmare Child » en 2000 sur PC suivi en 2001 de la version Dreamcast. Il s’agissait d’un FPS classique au niveau gameplay, mais complètement torturé au niveau de l’ambiance ou du bestiaire. Bien entendu, la progression se faisait au son du groupe et ses membres étaient pleinement présents dans le titre.

Le cas Brütal Legend (2009 - PC/PS3/Xbox 360)

Tout droit sorti l’esprit déjanté de Tim Schafer (LucasArts, Double Fine), Brütal Legend est un beat em’all de bonne facture. Mais avant tout, c’est un véritable hommage à l’univers du Métal en en reprenant l’esprit, l’humour, les excès et surtout les icônes. Indépendamment d’un Jack Black (le héros) en pleine forme, vos péripéties vous emmèneront à la rencontre d’Ozzy Osbourne en « Prince of Darkness », le clouté/cuir Rob Halford ou encore le récemment regretté Lemmy Kilmister de Motörhead. Un jeu indispensable pour tous les fans ou souhaitable pour les curieux voulant s’initier aux codes du Métal sous un angle humoristique.

D’autres en vrac.

Avec son gameplay « bourrin » totalement assumé, la saga Painkiller emprunte (in)volontairement le nom d’un des titres phares du groupe Britannique Judas Priest. Bien sûr, vous me direz que c’est un mot commun dans la langue de Shakespeare, toutefois la tonalité musicale bien métal qui accompagne le joueur au long de ses aventures dans le purgatoire, en fait un bon exemple du duo jeu vidéo/hard rock. Autre illustration, Serious Sam (Croteam – 2001), l’incarnation même du jeu « qui tâche ». Le rythme effréné auquel vous trucidez littéralement les hordes (oui les hordes, pas de demi-mesure avec Sam) s’accompagnait régulièrement d’un son hard bien brutal entrecoupé de « Sam, I am » bien virils. Tous ces titres sans oublier les licences phares qui se sont emparées du Hard Rock au sens large pour éditer des épisodes dédiés, nous pensons notamment aux Guitar Hero Metallica, Van Halen ou encore Aerosmith.

Une passion qui ne se tarie pas …

Monstre sacré du Heavy Metal : Iron Maiden et son cultissime Eddy seront aussi bientôt portés sur Mobile et Tablette dans « Legacy of the Beast » (sortie prévue à l’été 2016). Quelques premiers visuels ont filtrés et ça promet de rester fidèle à l’univers du groupe mené par Steve Harris et Bruce Dickinson.

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